D'ailleurs ce n'est pas ma maison de Tiphaine Le Gall
Publié aux éditions La Manufacture de Livres
Résumé :
« Il fallait partir. Je suis montée à regret dans la voiture, et j’ai regardé s’éloigner l’image de Louise et de son amie, assises devant la mer. Mon cœur s’est serré. Nous rentrions à Rennes, et j’aurais rêvé d’avoir, moi aussi, cette liberté voluptueuse de journées face à l’océan. »
À Brest, une femme se retrouve seule dans sa maison et se demande de quelle façon ce lieu agit sur elle. Qu’est-ce qui a motivé son installation dans ces murs, des années auparavant ? Et comment apprendre, après une rupture, à l’habiter ? Alors, elle remonte le fil de sa vie et des lieux qui l’ont façonnée. Immédiatement, une figure s’impose : celle de Louise, l’amie d’enfance disparue prématurément, un double ancré dans ce fantasmagorique Finistère, qu’elle fait renaître pour interroger son propre chemin.
À travers une constellation de fragments, Tiphaine Le Gall tisse un récit lumineux et intime qui relie passé et présent. D’ailleurs, ce n’est pas ma maison est une réflexion sur l’empreinte des lieux, ceux qui nous précèdent, qui nous modèlent et qui nous transforment malgré nous.
À propos de l'autrice :
Tiphaine Le Gall vit à Brest où elle enseigne la littérature. Son premier roman, Une ombre qui marche, a été publié en 2020 aux éditions de L’Arbre vengeur. Après Le Principe de réalité ouzbek et La Fille près du feu, D’ailleurs, ce n’est pas ma maison est son troisième roman publié à la Manufacture de livres.
Mon Avis :
Je ne connaissais pas du tout Tiphaine Le Gall avant de commencer ce livre et je suis contente de l'avoir découverte. Le titre de ce livre m'a interpellée et je me suis demandé ce que pouvait bien vouloir nous transmettre l'autrice.
L'héroïne de ce roman est également la narratrice qui porte le surnom de Titi, j'ai donc supposé que l'autrice avait mis d'elle dans ce personnage.
L'histoire commence donc par l'achat d'un cahier par la narratrice. On est dix ans après un drame qui l'a marquée. C'est l'anniversaire de la mort de sa meilleure amie, Louise. Elle s'achète un cahier dans lequel elle décide d'écrire ce qu'elle ressent au moment présent. Elle remonte aussi dans le passé où elle parle de son enfance, de sa rencontre avec Louise, de leur complicité et de tout ce qui fait la vie d'une enfant jusqu'à l'âge adulte.
Au présent, elle doit gérer sa vie personnelle compliquée, elle vient de rompre, elle doit donc apprendre à vivre seule, à gérer sa solitude. Elle essaiera de rencontrer quelqu'un d'autre, mais c'est compliqué.
Et vous me direz quel lien avec la maison dans le titre. Les souvenirs et la vie presente de la narratrice sont liés aux maisons qu'elle a habitées. À celle de son enfance qu'elle a quittée au divorce de ses parents, à celle qu'elle a habité avec son mari jusqu'à leur séparation, et celle où elle est à Brest qui lui semble bien vide. Et quand on pense à notre histoire personnelle, on se rend compte que les maisons ont une place très importante, elles sont le socle de notre vie, ce qui nous maintient. D'ailleurs, on éprouve une certaine douleur, voir un déchirement, quand on doit quitter un endroit où on a vécu des jours heureux. La narratrice montre tout cela très bien dans ce récit, et je n'ai pas pu m'empêcher de penser à ma maison natale dont j'ai dû me séparer au décès de mes parents.
La construction du roman est particulière et peut rebuter le lecteur. J'aime quand l'écriture me surprend. Et ce fut le cas ici. On alterne entre le passé et le présent. Celui-ci est un peu décousu, il est écrit comme des notes, écrites dans ce cahier quand la narratrice a le temps, ces notes sont numérotées, et ne suivent pas toujours le temps. Par contre, les parties du passé se suivent et sont racontées dans l'ordre. D'ailleurs, même la police d'écriture change entre les deux temporalités. C'est vrai que c'est déstabilisant, j'ai parfois été perdue dans les faits, il n'y a pas de suite logique dans ces notes. Pour bien apprécier, il faut lâcher prise, se laisser porter par le récit de l'autrice. Car petit à petit, on se rend compte que l'ensemble forme un tout bien ordonné, et qu'un fil rouge relie toutes ces notes.
Parlons de la plume de l'autrice. Elle est très belle, pleine de poésie, très émouvante, le style est fluide, très introspectif, tout est très bien travaillé. L'autrice fait passer beaucoup de valeurs au travers de ses mots, sur l'identité, le deuil, la séparation, l'accroche à des repères, qui fait que l'on reste debout.
Ce livre m'a pas mal remuée et m'a touchée. Il s'est lu assez facilement, je faisais tout de même des pauses, à cause des émotions ressenties.
Je pense que je lirai à nouveau cette autrice, pour la découvrir encore plus.
Si tous ces sujets vous intéressent, n'hésitez pas à découvrir ce roman.
Il ne me reste plus qu'à remercier Tiphaine Le Gall pour ce moment de lecture. Et un grand merci à La Manufacture de Livres pour leur confiance.
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D'ailleurs, ce n'est pas ma maison - Tiphaine Le Gall
À partir de la figure de Louise, amie d'enfance disparue, Tiphaine Le Gall livre une réflexion lumineuse sur l'empreinte des lieux, ceux qui nous précèdent et qui nous transforment malgré nous.
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