Overblog Tous les blogs Top blogs Littérature, BD & Poésie
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
Publicité
Marie-Nel lit

La couche est pleine de Akiko Higashimura

22 Mars 2025 , Rédigé par Marie Nel

La couche est pleine de Akiko Higashimura
Publicité

Publié aux éditions Akata

 

 

Résumé :

 

Est-ce que vous m'autorisez, pour une fois, à me plaindre en tant que maman ?

Akiko est mangaka et depuis peu, elle est aussi... maman ! Comme beaucoup d'autrices, elle travaille de chez elle (pour le meilleur et pour le pire). Mais avec son adorable Gotchan qui ne cesse de demander le sein, le quotidien n'est pas toujours facile. Entre le rendu de ses planches, la gestion du quotidien et les jugements des autres, la pauvre Akiko est souvent à deux doigts de péter un câble... pour notre plus grand plaisir !

Dans ce manga autobiographique, Akiko Higashimura raconte les déboires d'une mère célibataire. Avec beaucoup d'autodérision, elle livre un témoignage hilarant qui, au passage, ne manquera pas de déculpabiliser toutes les mamans !

 

 

À propos de l'autrice :

 

Née le 15 octobre 1975, dans la préfecture de Miyazaki.

C’est en 1999 qu’Akiko Higashimura fait ses débuts dans le numéro spécial « Nouvelle Année » du magazine Bouquet (l’ancêtre du magazine Cookie !!), avec une histoire courte intitulée « Fruits Koumori ». Elle monte sur Tokyo, afin de continuer sa carrière de mangaka. Elle n’a alors que 23 ans.

Il ne faudra que très peu de temps pour qu’elle se fasse remarquer. En 2000, elle dessine une histoire courte, dans les pages de Cookie : « Kisekae Yuka-chan ». Plébiscitée par les lecteurs, cette nouvelle devient alors une série, dans les pages du même magazine. Le succès est rapide, d’autant que Shoko-tan, une idole particulièrement en vogue au Japon, soutient activement la série sur son blog !

En 2004, Akiko Higashimura va faire la une de la presse, d’une manière plutôt surprenante : elle épouse IKKAN, véritable célébrité au Japon (acteur, doubleur, comédien comique, présentateur..). Un an plus tard, de leur union, naît un adorable petit garçon : Goku. Mais les problèmes ne tardent pas à venir, et c’est finalement en 2008 que le couple divorce.

Désormais mère célibataire, la jeune femme décide de redoubler d’efforts pour subvenir aux moyens de son fils ! Heureusement qu’entre temps, elle avait travaillé d’arrache pied, en imaginant deux séries : 1/ « Himawari, Kenichi Legend » (dans Morning de Kodansha) très largement inspiré de sa propre vie, et qui raconte les aventures d’une jeune femme, juste à la fin de ses études. 2/La couche est pleine, dans les pages de Chorus de Shueisha, et qui raconte l’histoire d’une jeune mère célibataire !

En 2009, elle lance ensuite Princess Jellyfish dans les pages de Kiss (Nodame Cantabile, Kimi wa pet...). La consécration ne tarde pas à venir, puisque ce manga reçoit dès 2010 le prix de « Meilleur Shôjo » de l’année, et bénéficie quelques mois après d’une adaptation en anime, par le studio Brain’s Base.

Peu de temps après la fin de « Himawari, Kenichi Legend », elle enchaîne – toujours dans les pages de Morning, et en parallèle de la publication de Princess Jellyfish et « Mama ha Tenparist » - avec une nouvelle série : « Omo ni naitemasu », qui seulement après deux volumes sortis a été nominée pour le grand prix culturel Taisho 2011, avant d'être adapté en drama TV en été 2012.

 

 

Mon Avis :

 

Il m'aura fallu attendre la cinquantaine bien tassée pour lire mon premier manga. Ne vous moquez pas ! Plus sérieusement, c'est parce que je n'avais jamais eu l'occasion d'en lire un. Je me suis donc dit qu'il fallait que je sorte de ma zone de confort et découvre l'univers du manga. Je ne suis d'habitude pas trop fan des dessins en noir et blanc, de la façon de représenter les personnages, ni des histoires en général. Mais là, en lisant la quatrième de couverture, j'ai vu que c'était un récit autobiographique, et le sujet me tentait, donc tout était réuni pour essayer la lecture d'un manga. 

Dans ce récit, c'est l'autrice qui se confie sur sa vie de maman célibataire, qui essaie d'allier son rôle de mère avec celui de mangaka. Heureusement, ce métier justement, lui permet de rester à la maison. Elle pense au début que c'est un avantage, mais elle va vite se rendre compte que cela ne va pas être évident du tout. Le livre commence au tout début, à l'annonce de sa grossesse, elle nous raconte son accouchement, ses premiers moments avec son fils, Gotchan, et elle va très vite avouer qu'elle n'avait pas prévu d'en baver autant. On va ainsi la suivre jusqu'aux deux ans, à peu près, de son bébé, avec ses joies, ses peines, ses douleurs, son manque de temps, l'allaitement, le sevrage, le changement d'alimentation, la toilette, etc, etc.. Tout ce que chaque maman connait et tout ce que l'on peut s'imaginer. Elle est en plus seule pour élever son fils, et c'est loin d'être facile. Gotchan est un petit garçon plein de vie, qui aime faire des bêtises, comme tous les enfants de son âge, et c'est vrai que cela rajoute parfois une bonne dose de stress et d'énervement pour la maman. 

J'ai trouvé le ton de l'autrice très juste et vrai. Elle raconte sans idéaliser, elle parle des joies, des plaisirs d'être avec son enfant, mais aussi toutes les galères que l'on vit aussi. Elle le fait sans donner de leçons, sans culpabiliser la lectrice, au contraire, elle dédramatise. Cela change de tous ses livres qui brossent un portrait tout beau, tout rose, des premières années de vie des enfants. Et puis, elle le fait aussi avec un certain humour, j'ai souvent ri, les situations sont parfois très cocasses, les bêtises de Gotchan font sourire, et même les énervements de la maman. J'ai aussi compati à tout ce qu'elle pouvait vivre. Je pense qu'un tel livre peut permettre à des mamans de déculpabiliser.

Le livre s'est lu assez facilement. Les seuls problèmes que j'ai rencontrés sont dus au fait que c'était mon premier manga. Pas facile de commencer un livre par la fin, ni de lire les pages et les cases de dessin à l'envers. Mais je m'y suis vite fait tout de même. Je ne pensais pas que la lecture serait aussi dense, il m'a fallu un peu de temps pour tout lire. Les dessins correspondent aux mangas classiques. Il y a juste Gotchan qui m'a fait un peu peur de temps en temps, représenté en petit diable, le dessin du manga n'en fait pas toujours un chérubin et quelque part, cela rejoint plutôt la réalité. 

Avant d'être un livre, ce manga était une série d'épisodes parus dans la presse japonaise. Il est présenté comme un premier tome, j'aimerais bien qu'il y en ait un second, pour continuer de lire les aventures de cette maman qui m'a beaucoup touchée. 

Pour une première lecture de manga, j'en ressors plutôt satisfaite. Je ne vais pas me mettre à lire tous les mangas qui existent, mais je vais être moins rebutée. Je pense que je lirais surtout ceux qui parlent aux adultes, comme ce livre ci. Je vais noter le nom de Akiko Higashimura et essayer de suivre son actualité. Si vous aimez les mangas, je suis sûre que ce livre vous plaira. Si vous n'en avez jamais lus, celui-ci peut correspondre à une découverte, afin de vous faire votre propre opinion. 

Il ne me reste plus qu'à remercier les éditions Akata de m'avoir permis de découvrir cette autrice et l'univers du manga. 

Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article