Qu'elle est bleue ma vallée de Jean Gill

Publié le par Marie Nel

Qu'elle est bleue ma vallée de Jean Gill

Publié aux Éditions The 13th Sign

 

 

Résumé :

 

« Un éclat de rire… un tel portrait des champs de lavande, des tournesols et des oliviers qu’on se croirait presque là-bas avec elle. » France Magazine
Le vrai parfum de la Provence ? La lavande, le thym et la fosse septique.
On peut faire des centaines de choses intéressantes dans son bain, mais laver la vaisselle n’en fait pas partie, et ce n’était pas non plus ce qu’avait en tête l’écrivain Jean Gill en troquant sa vallée galloise contre une vallée française.
Enthousiaste à l’idée de quitter le ventre de l’éléphant, cette soupe de brume grise que les Gallois appellent météo, elle offrit son diplôme de natation à un agent immobilier provençal ébahi pour faire l’acquisition d’une maison avec vue imprenable sur les étoiles, alimentée par l’eau de sa propre source.
Ou plutôt de la source du voisin, à laquelle sa cuisine était reliée – cuisine qui, d’après les gentils messieurs du service des eaux, déversait ses effluents directement et en toute illégalité sur la route principale… et ce n’était pas le pire…
Mais comment résister à un village qui porte le nom de « Dieulefit », le village où « nul n’est étranger » ?

Découvrez la vraie Provence en agréable compagnie.

 

 

Mon Avis :

 

J'avais repéré ce roman au moment où j'ai lu un autre roman de Jean Gill « Toujours à tes côtés ». Je m'étais promis de le lire, déjà parce que j'aime la Provence, parce que la couverture est très belle, et tout simplement parce que j'aime la plume de l'auteur. Elle m'avait enchantée dans le précédent roman, et cette seconde lecture m'a confortée dans mon opinion sur le style clair et vrai de l'auteure.

C'est une histoire totalement différente cette fois-ci, c'est un récit autobiographique où l'auteure nous raconte son arrivée en France, après vingt-cinq années passées au Pays de Galles, pas l'Angleterre comme elle dit, c'est différent ! C'est donc une sorte de journal où elle rapporte ses péripéties, son départ de Carmarthenshire et son arrivée à Dieulefit..oui ce village au nom sympathique existe ! Jean et John, son mari, ont acquis une maison où quelques travaux sont à faire, les déboires sont nombreux, que ce soit au niveau plomberie, électricité, installation de cuisine, escalier à refaire...tellement à refaire qu'au bout d'un moment elle se demande si sa maison n'est pas pire qu'au moment de l'achat ! Car, évidemment, les travaux trainent, les entreprises commencent, arrêtent, reprennent ou pas, et rien ne se résout ! Je crois que tout le monde se reconnaît dans ce que vit Jean, qui n'a pas attendu après une entreprise pour faire des travaux ? Ou rappeler un artisan pour un travail déjà fait mais qui ne va plus à cause de l'électricité ou autre ?

Le roman commence d'ailleurs très bizarrement, il est vrai que c'est un détail très important lors de l'achat d'une maison, puisqu'il s'agit de la fosse septique ! Jean nous narre les dégâts que la vieille fosse occasionne, elle ne s'écoule pas là où il faudrait, un véritable micmac ! Entre-temps, elle se lie avec ses voisins, les commerçants du village et du marché, elle découvre les produits régionaux, elle parle aussi de ceux qui lui manquent du Pays de Galle, ils sont rares, rassurez-vous ! Elle se balade dans la région, découvre la Drome, le Mont Ventoux, Montélimar et son nougat qu'elle adore. Elle retranscrit à merveille tous ces paysages et donnent encore plus envie de les visiter !

Ce livre m'a fait découvrir la femme qui se cache derrière l'auteure, avec tous les tracas quotidiens, mais aussi les barrages qu'elle a eus avec la langue à son arrivée, sa difficulté à prononcer certains mots. Il y a beaucoup d'humour dans sa façon de parler, beaucoup d'auto-dérision, je trouve que c'est une grande qualité pour une personne de savoir sourire ou rire de ses déboires quels qu'ils soient ! Elle a toujours des contacts avec sa famille, une sœur est installée dans les Pyrénées, elles font des comparaisons. Au milieu de tout cela, elle parle aussi de sa vie au Pays de Galle, étant Écossaise, il a fallu qu'elle s'adapte aussi dans ce pays, et cela n'a pas toujours été facile. Changer de région ou changer de pays n'est vraiment pas évident !

J'ai vraiment beaucoup apprécié ce roman, j'avais l'impression d'être assise à une table avec l'auteure, autour d'une tasse de thé bien sûr, et de papoter avec elle de sa vie. Elle a su rendre son récit très intimiste, et j'aimerais beaucoup connaître Jean Gill en réalité, c'est une femme formidable, bourrée de talents divers, avec quelques défauts comme tout le monde, et avec une tonne de choses à partager ! Je trouve cela fantastique cette richesse de connaissance qu'elle détient de par ses expériences de vie.

Je ne la rencontrerai certainement jamais, mais je tenais à lui dire à travers cette chronique que c'est une femme épatante, et qui en plus écrit très bien !

Si comme moi, vous avez envie d'en savoir plus sur la Provence, mais surtout sur cette formidable auteure qu'est Jean Gill, une anglo-saxonne bien française, n'hésitez surtout pas à lire ce roman, vous serez comblé !

Pour ma part, je remercie le webzine les Rebelles qui, grâce à leur partenariat avec l'auteure, m'a permis de la découvrir dans un autre registre que le roman précédent.

 

 

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