Les Farfelus – Épisode 3 : Le vieux qui voulait tuer le Président de Céline Barré

Publié le par Marie Nel

Les Farfelus – Épisode 3 : Le vieux qui voulait tuer le Président de Céline Barré

Résumé :

 

Théodore de La Morne, 71 ans décide de se rendre à Marseille afin d’y tuer le président français, Francis Ollanzi, qui vient d’être réélu. Il souhaite commettre son crime lors de l’inauguration du musée du coquillage. Il doit trouver un chauffeur ainsi qu’un tueur pour l’aider dans cette entreprise pour le moins saugrenue. Va-t-il trouver les soutiens nécessaires ? Son hygiène de vie, en rupture avec le bon sens, ne va-t-elle pas constituer un frein à cette ambition qui vire à l’obsession ?
Théodore porte en lui un lourd secret qui va changer la donne.
Suivez Théodore du Cotentin jusqu’au sud de la France dans des aventures loufoques et tendres au dénouement inattendu.

 

 

Mon Avis :

 

C'est la couverture et le titre faisant penser à un gag qui m'ont tout de suite plu, je me suis dit que j'allais m'amuser à la lecture et ce fut le cas ! Un concentré d'humour en une seule histoire ! Déjà rien que dans les différents noms employés, l'auteur n'a pas hésité à déformer les mots, comme Pole Boulot ou Calabauréat, Canard Déchainé ou encore Donald Trompe.. on ne peut qu'avoir le sourire aux lèvres, c'est bien trouvé et surtout ce n'est pas pesant. Elle a eu aussi la bonne idée de faire des chapitres courts et bien fournis, cela donne beaucoup de rythme à la lecture, la bonne humeur est au rendez-vous à chaque page, mais aussi et essentiellement de beaux témoignages d'amitié et d'entraide.

L'histoire commence donc par une élection présidentielle, celle de Francis Ollanzi (ça ne vous rappelle rien?).. Théodore, un vieil aristocrate vivant seul avec son fils, ne supporte pas ce Président, et pour remédier à cela, il ne trouve rien d'autre comme idée farfelue de le tuer ! Seulement, il ne peut pas le faire seul, surtout qu'après avoir voulu réparer un vieux volet, entrainant une chute, il se retrouve le pied platré ! Il demande en premier à Célestin, le maire du village qui a eu la brillante idée d'ouvrir un musée du cochon (lol)..celui-ci trouve le plan trop scabreux, Théodore décide donc de parler au jeune apprenti qui travaille avec lui à la boulangerie, Killian. Il l'appate avec l'héritage, l'argent, Killian se laisse embobiner et devra trouver l'arme. Théodore a un plan ! Le Président doit se rendre à Marseille pour inaugurer le musée du coquillage, le frère du vieil aristo habite justement en face de ce musée, il est donc évident pour Théodore de se rendre chez celui-ci ! Mais il n'a pas de véhicule, et avec sa jambe platrée, il ne peut pas conduire. Cette fois-ci c'est Gérard, l'employeur du fils de Théo, qui sera de la partie. Il a suffit juste de lui dire qu'il allait conduire un camping-car, c'est son plus grand rêve, et le voilà partant !! Je passe les détails sur les moyens d'acquisition de ce véhicule, c'est d'un ubuesque épatant ! Voilà donc nos trois compères partis à Marseille pour assassiner le Président. On suit un peu la vie de celui-ci, ses discours, ses ministres, ses lois qui font rager, et surtout sa passion qui le démange et occulte toutes ses fonctions ! J'ai bien ri en m'imaginant cette personne ayant la plus haute fonction de l'État, avoir de telles occupations !

Le voyage vers Marseille va être semé de beaucoup d'embûches, il va surtout être le moyen de réunir et solidariser ces trois personnages qui n'avaient pas d'affinités au départ. Un lien d'amitié très fort va se tisser au fur et à mesure, et je me suis rendue compte que ce voyage n'était pas si imprévu que cela, Gérard et Killian vont être confrontés à quelque chose qu'il n'avait pas prévu, cela va les attrister et en même temps renforcer leurs liens. Les derniers chapitres sont très émouvants, et le final est à la hauteur du roman, je me suis bien amusée en le lisant et j'ai pensé que c'était un beau pied de nez que faisait la vie à Théodore !

Céline Barré a vraiment très bien travaillé ses personnages, Théodore, le vieux noble à l'humeur changeante, avec son parler très classe, se prenant la tête avec Killian, avec sa façon de s'exprimer très jeune, en verlan, paressant un peu « j'en foutiste » au début, mais qui se révèle d'une grande aide pendant le voyage et enfin Gérard, grincheux car sa femme l'a laissé tomber, se plaignant de sa situation en permanence, entre son épicerie qui n'a plus de clients et les reproches qu'il se fait pour le départ de son épouse, eh bien ce Gérard va évoluer tout le long du voyage, conduisant avec bonheur le camping-car et montrant beaucoup d'humanité envers ses acolytes.

J'ai pris un très grand plaisir à lire ce roman, j'ai ri, souri, eu la larme à l'oeil aussi ! Céline Barré a concocté une histoire drôle et émouvante à la fois avec des personnages qui portent bien leur nom de « farfelus ». D'ailleurs ma curiosité est piquée au vif et je suis bien tentée de découvrir les autres tomes de la même collection Quel Pétrin et Péril au Fournil, les titres sont une fois de plus très accrocheurs et les résumés aussi ! En tout cas, ils peuvent se lire séparément et c'est appréciable !

Je vous laisse donc vous amuser avec Théodore et ses comparses, j'espère que ce sera autant que moi, et de mon côté je remercie vivement Céline Barré pour ce très bon moment de rigolade et d'émotion avec son petit monde !

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