Requiem pour l'oubli de Cédric Oberlé

Publié le par Marie Nel

Publié chez Il Était un Ebook

 

 

RÉSUMÉ

 

Carl Heinrich, flic taciturne et solitaire, vit sa profession au sein de la Brigade des Stups comme un sacerdoce et un exutoire.
Parce que gamin, il excellait au violon, on lui demande d’infiltrer l’Orchestre National de Lyon pour y démasquer le tueur qui a étranglé trois femmes avec une corde de violon. Il va devoir se confronter à ses deux passions de jeunesse, qui l’avaient à l’époque quasiment détruit : la musique, et son premier amour Mathilde Vasseur.
Mais problème : Carl est sujet à des trous noirs. Ses absences vont grandement l’handicaper dans son enquête et semer le trouble dans son esprit, au point même de se croire coupable…

 

 

MON AVIS

 

Un nouveau bon polar, bien énigmatique, dans lequel je n'ai encore rien vu venir !

Trois meurtres viennent d'être perpétrées sur des femmes de conditions sociales diverses, à chaque fois, elles sont retrouvées dans des circonstances abominables, pendues et étranglées avec une corde de violon. Pour Dussour, celui qui s'occupe de l'enquête, le meurtrier doit toucher de près ou de loin au violon ou à la musique. Il va donc demander à Carl Heinrich, pourtant à la Brigade des Stups, d'infiltrer l'orchestre de Lyon afin de repérer d'éventuels comportements bizarres. Carl va y retrouver Mathilde, une personne qu'il avait connu dans sa jeunesse lorsqu'il était au conservatoire de musique.

Carl et Mathilde sont deux personnes traumatisées par la vie. Ils ont tous les deux vécu de gros problèmes pendant leur adolescence qui les perturbe énormément dans leur vie d'adulte. Mathilde reste une sempiternelle célibataire, ayant peur d'une relation. Carl, quant à lui, est sujet à de gros trous de « présence », il est comme absent et ne sait plus ce qu'il fait pendant ce laps de temps. Ceci est certainement dû également à un traumatisme pendant sa jeunesse, mai il n'arrive plus à savoir quoi. Et ces moments d'absence posent un gros problème pendant une enquête, surtout qu'il est violoniste, donc les soupçons peuvent être tournés aussi vers lui !

L'enquête est bien ficelée, j'ai eu quelques doutes au sujet des causes et du coupable du problème de Mathilde, et je ne m'étais pas trompée. Par contre, en ce qui concerne les meurtres, je n'avais pas de soupçons. L'énigme est donc mêlée en même temps aux retrouvailles entre Mathilde et Carl, leurs doutes, leurs espoirs. Difficile de savoir s'ils vont arriver à faire le premier pas l'un vers l'autre. Mathilde est une jeune femme très touchante, Carl semble plus froid, mais il apparaîtra plus touchant par la suite.

L'auteur a su mener le suspense jusqu'à la dernière page, notamment avec les flashbacks d'un jeune homme. Il m'a surprise, car je pensais que tout était fini une fois l'enquête résolue, mais non...une fin sans suite possible. J'ai eu envie de tourner la page pour voir si il y avait quelque chose ensuite, mais non. Par son style, Cédric Oberlé a bien su mener le lecteur à la baguette, pas de temps mort dans la lecture, très prenante, avec beaucoup de rythme. Un roman comme je les aime !

Merci à Cédric Oberlé pour ce moment de lecture intense et surprenante !

Requiem pour l'oubli de Cédric Oberlé

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